OL: le président de la DNCG répond fermement à Textor et dément toute pression d'Aulas

“Encadrement de la masse salariale et des indemnités de mutation” : c’est la sanction prononcée à l’encontre de l’OL le 4 juillet par la Direction nationale du contrôle de gestion, et qui a été confirmée en appel le 18 juillet. Placé sous la surveillance du gendarme financier du football français, Lyon avait réagi dans un communiqué incendiaire signé John Textor. “Bienvenue dans le football en France !”, avait ironisé l’homme d’affaires américain et nouveau boss de l’OL.

“Nous avons été invités à acheter l’un des véritables trésors du football en France, à payer près de 400 millions d’euros en espèces à ses actionnaires de longue date, 65 millions d’euros en espèces à ses actionnaires publics, à réduire la dette bancaire de 50 millions d’euros, puis à financer 60 millions d’euros supplémentaires en espèces (à court préavis) juste pour faire bonne mesure… Mais nous ne sommes pas encore invités à exécuter un plan d’affaires basé sur nos conditions, avec les mains libres pour le bénéfice de la communauté que nous servons”, avait-il déploré.

Une pression d’Aulas ? “Du pur fantasme”

Aux commandes du club depuis décembre à travers sa structure Eagle Football, dont il est le principal actionnaire, il avait aussi expliqué avoir fourni la preuve d’un dépôt de 60 millions d’euros “sur un compte à des fins spécifiques à utiliser exclusivement pour le soutien supplémentaire du fonds de roulement d’OL Groupe”. Face à la colère de Textor, Jean-Marc Mickeler, le président de la DNCG, monte au créneau pour défendre son institution dans une interview à L’Equipe ce vendredi.

“D’abord, je tiens à dire que si le budget avait été présenté par Jean-Michel Aulas (l’ancien président de l’OL), la mesure aurait été la même, soutient-il. Les attentes vis-à-vis de l’OL étaient claires. Les réponses apportées le jour de l’audition (le 4 juillet) n’étaient pas en ligne avec ces attentes. La commission a donc pris des mesures qu’elle aurait prises vis-à-vis de n’importe quel autre club.”

“Pour respecter les demandes, l’OL devait avoir sur le compte de la SASP (société anonyme à objet sportif) 60 millions d’euros apportés en compte courant d’actionnaire, poursuit-il. Cela n’avait pas été fait le jour de l’audition. Je conclus de la décision d’appel que cela n’avait pas été fait non plus à cette occasion-là (le 18 juillet). Quand on demande à un club de mettre de l’argent en compte courant, il faut qu’il soit immédiatement disponible pour le management afin d’honorer les échéances de trésorerie.”

Jean-Marc Mickeler dément par ailleurs toute pression de Jean-Michel Aulas sur la DNCG pour pénaliser Textor : “C’est du pur fantasme. Personne ne fait pression sur la DNCG.” “C’est absolument faux”, dit-il aussi en réponse à ceux qui sous-entendent que l’instance aurait été plus conciliante par le passé avec Aulas.

Article original publié sur RMC Sport

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