Nice: affaire Cahuzac, Boga, Sanson… De l’engouement chez les supporters, malgré des ambitions revues à la baisse

Les ballons fusent, les regards suivent, quelques applaudissements jaillissent. À défaut de pouvoir assister aux matchs de préparation de leur équipe, disputés tous loin de la Côte d’Azur, les supporters niçois savourent les entraînements ouverts au public. Mardi, c’était le cas pour la troisième fois cet été, de quoi combler Patrice, venu en famille : “Avant c’était très souvent ouvert au public, ça s’est refermé ces dernières années puis ça se réouvre un peu. En même temps, un club sans ses supporters ça ne marche pas !” Ce sont eux, en effet, qui ont influencé le club dans une importante décision cet été.

L’affaire Cahuzac presque oubliée

Plusieurs supporters niçois, notamment issus de la Populaire Sud, ont été consultés pour aborder la venue de Yannick Cahuzac comme entraîneur adjoint. Le choix de l’ancien bastiais a cristallisé les tensions avant finalement de pousser le directeur sportif Florent Ghisolfi à faire machine arrière.

“On n’avait pas mesuré l’impact et les conséquences de l’histoire, avouait récemment l’ancien dirigeant lensois. On n’est pas là pour travailler dans les soucis et le négatif. On est au volant du club, si on sent qu’on va dans le mur, on tourne le volant. On est à l’écoute du club et de son environnement. L’institution est forte, mais elle entend aussi les messages.”

Un avertissement presque sans frais. Si certains amoureux du Gym ne comprennent toujours pas comment l’idée a pu en arriver là, d’autres tournent la page : “C’est un soulagement, admet Sébastien. Avec l’inimitié qu’il y a avec Bastia et les propos qu’il a tenus… C’était une attaque frontale ! C’est finalement très bien qu’il reste à sa place. C’est rassurant parce qu’en nous imposant Cahuzac, ça aurait été un début de saison compliqué.” Le fil n’est donc pas rompu entre les supporters niçois et leur directeur sportif. Ils ont d’ailleurs confiance en son travail pendant cette intersaison.

Le mercato ? Place à la stabilité

Comme les dirigeants qui en ont fait leur priorité, les amoureux de l’OGC Nice attendent un arrière gauche pour concurrencer Melvin Bard. “Ça fait des années qu’on cherche à ce poste, grogne Ben. Depuis Dalbert, on traîne ce fardeau à chaque mercato.” Celui-ci s’annonce en tout cas moins agité que les précédents. L’enveloppe budgétaire a été restreinte et l’objectif de garder le noyau dur de l’équipe est, pour l’heure, atteint.

Jean-Clair Todibo et Khephren Thuram sont toutefois toujours Niçois : ”On a gardé l’ossature de l’année dernière, se réjouit Alain. Avec nos deux belles recrues (Morgan Sanson et Jérémie Boga, ndlr), c’est pas mal. D’autres vont arriver, on peut tenir la route !” Et sur le GPS, la destination finale souhaitée est le top 7, pour retrouver les joutes européennes la saison prochaine.

Si le projet Ineos se veut moins clinquant qu’auparavant, les supporters pensent les joueurs capables de grandes choses. “On nous avait promis monts et merveilles… On redescend d’un cran, c’est bien ! Ça aurait dû être comme ça dès le début” regrette Alain.

Sébastien, lui, estime que l’OGC Nice est à sa place : “On s’impatiente beaucoup depuis l’arrivée d’Ineos mais il ne faut pas oublier d’où l’on vient. Les ambitions revues à la baisse, c’est une bonne chose. Se placer comme concurrent du PSG, ça nous a fait défaut ces dernières années. Aujourd’hui se replacer, sans surpayer des joueurs, et avoir l’objectif d’être européen, c’est bien. Notamment avec la réforme de la Ligue des Champions, il y a sept chances d’être qualifié pour une compétition européenne.”

Le début de saison ? Ne pas répéter les erreurs du passé

“On a sur le papier l’un des 4 ou 5 meilleurs effectifs du championnat”, lance Patrice. “Attention à la concurrence qui s’est aussi renforcée”, lui répond Ben. Tous sont néanmoins d’accord pour démarrer le championnat du bon pied. Contrairement à la saison passée (une seule victoire après six journées), le Gym ne veut pas avoir à rattraper les points oubliés en route.

Si les résultats en amicaux sont pour l’heure peu convaincants (une victoire et deux défaites), la patte Farioli commence à être visible sur le contenu. Le puzzle de l’effectif semble lui être plus cohérent que les saisons passées et adapté au 4-3-3 souhaité par l’entraîneur italien.

Article original publié sur RMC Sport

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